L'année dernière, déjà, derrière le procès de quelques lycéens, c'est l'ensemble du mouvement qui était sanctionné. Aujourd'hui, on assiste à une forte répression du mouvement notamment avec des arrestations massives de manifestants pacifiques.
Dans l'ensemble du territoire national, nous avons pu constater des arrestations de lycéens. Alors qu'hier des rassemblements pacifiques ont eu lieu, les lycéens offrant même des fleurs aux forces de l'odre en signe de non violence, les CRS sont intervenus et ont organisé des interpellations de dizaines de lycéens.
En 1997, après une bouffée de lucidité qui avait semblée toucher notre préseident actuel, celui ci déclarait "on ne se bat pas contre la jeunesse, lorsque l'on s'est mal fait comprendre on retire son texte". Il semblerai que le chef de l'état est oublier cette sage pensée.
En effet, plus loin que la jeunesse c'est aujourd'hui l'ensemble de la population qui se déclare hostile aux CPE et mardi dernier trois millions de personnes ont défilé dans les rues pour montrer leur désaprobation à l'égard de celui ci.
En faisant le choix de réprimer le mouvement plutôt que de l'écouter, le gouvernement montre que son amour propre est plus fort que les intérets de la jeunesse, qu'il se moque des inquiétudes et attentes de celle ci et préfère répondre aux souhaits du MEDEF.
Le comportement du gouvernement actuellement est aussi guidé par la peur. La peur d'un mouvement grandissant, la peur d'une jeunesse qui s'exprime, la peur des salariés mobilisés et enfin la peur de voir leur place qu'ils pensaient acquises s'envoler.
Ce n'est pas par la répression que le gouvernement arretera le mouvement mais bel et bien par le dialogue social, et bien sur le retrait du CPE.